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Mardi 1 juillet 2008
Hier, la Tour Eiffel s'est illuminé aux couleurs de l'Union Européenne, que la France préside depuis aujourd'hui. Avec le non irlandais et l'euroscepticisme polonais et tchèque, le contexte est difficile pour aboutir à une réforme des institutions qui traîne depuis 2001. Mais avec un amateur (pour reprendre l'adjectif qui va avec "Armée" selon l'intéressé) populiste et arrogant comme président, ça va être mission impossible ! Le soir même de son interview sur France 3 pour dévoiler les grandes lignes de la présidence française de l'Union, Sarkozy se comporte en petit chef sur la télévision publique en cours de dépecage. C'est lui le chef, non mais ! Ca va marcher droit maintenant ! Il a face à lui pour l'interroger des journalistes connus et opposés à la (pseudo) "réforme" de l'audiovisuel public. Et comme lors de précédents déplacements avec caméras et micros en fanfare, Sarkozy est tombé sur un Français qui ne veut pas lui dire bonjour. Du coup, gesticulant, nerveux, anxieux, Sarkozy se met à blaguer sur la mise "au placard" de Gérard Leclerc. Ambiance.

par Akli LE COQ publié dans : La droite
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Vendredi 27 juin 2008

« C'est l'organisation méthodique d'une stratégie propagandiste de contrôle des médias. C'est du Berlusconi de petit calibre ». Les dernières déclarations de Nicolas Sarkozy sur l’audiovisuel public font bondir les députés de l’opposition, à l’image d’Arnaud Montebourg. Et il y a de quoi. Le gouvernement organise la faillite du service public de l’audiovisuel en compensant par des mesurettes la perte des ressources due à la suppression annoncée de la publicité : Les fournisseurs d’accès à Internet et les télécoms seront taxés à 0,9 % et les chaînes privées devront verser 80 millions d’euros par an sur le pactole issu des cadeaux du gouvernement (deuxième coupure pub, augmentation du volume de réclames, etc.). Une somme dérisoire lorsque l’on sait que ledit pactole est estimé à plus de 350 millions d’euros et que les besoins réels de France Télévision pour mener à bien sa mission de service public et notamment de création culturelle dépassent 800 millions d’euros.

Comme le disent les syndicats (Union Syndicale de la Production Audiovisuelle et Société Nationale des Journalistes notamment) « Jean-François Copé et le Ministère de la Culture ont entériné le fait que le financement du Service public par les Télécoms et Internet aura pour contrepartie l’absence de contributions de leur part à la création audiovisuelle ». En un mot, débrouillez-vous ! Une réponse politique à la hauteur d’un enjeu aussi important que celui de la culture et pour l’image de la France, à quelques jours de prendre la présidence de l’Union européenne.

L’autre versant de la prétendue « réforme » de l’audiovisuel (le mot est excessivement employé par le gouvernement pour ne masquer que des régressions), c’est la volonté de Sarkozy de marcher dans les pas du président du Conseil italien, son modèle : Silvio berlusconi. Dominer l’univers médiatique et faire de la communication à la place de la politique.

On connaissait déjà les relations étroites de Sarkozy avec les grands patrons et certains journalistes. Arnaud Lagardère, son « frère », qui vire Alain Genestar à l’été 2005 pour une couverture sur son ex-femme dans Paris-Match, ou qui censure en mai 2007 le JDD pour un article révélant que son ex-femme n’a pas voté. Ou -plus récent- qui ordonne aux kiosquiers du groupe « Relay » de plier l’affiche du Courrier international pour masquer en haut de sa Une le titre « Vu d’Espagne : Sarkozy, ce grand malade » (édition du 21 février 2008). Parmi les amis, il y a aussi Martin Bouygues, l’ami qui est « félicité » pour la couverture sarkozyste des émeutes urbaines de novembre 2005 sur TF1. TF1, cette chaîne privée chez qui Sarko se fait interviewé à la demande (il y est tellement à l'aise qu'il se permet d'enlever ses chaussures sur le plateau...) et qui accueille le 21 mai 2007 son ex-directeur de campagne Laurent Solly en tant que…directeur général adjoint. Autre ami : Vincent Bolloré, l’homme qui prête son yacht pour les vacances maltaises du nouveau président, et qui censure son journal « Matin plus » quand sont reprises des informations peu glorieuses sur la police. Ami aussi, Jean-Pierre Elkabach, d’Europe 1, qui le consulte sur le choix d’un journalise politique en février 2006 et qui assiste aux réunions de l’UMP, tout comme Bernard de la Villardière, aperçu pendant un Congrès du parti de droite.

On connaissait aussi l’interventionnisme direct de Sarkozy auprès des rédactions, que ce soit pour sauver la tête de Karl Zéro à Canal +, ou menacer la rédaction de France 3 de licenciement sur le plateau de France Europe Express. 

Mais aujourd’hui, Sarkozy, pourtant déjà omniprésent dans les médias, entend nommer lui-même le président de (ce qui restera de) la télévision publique. « Le Président de la République porte un coup grave à l'indépendance des médias » selon les députés Patrick Bloche, Michel Françaix et Didier Mathus. La majorité UMP- Nouveau centre elle-même paraît plus que sceptique sur les mesures prônées par le Président après la remise du rapport de la commission Copé. Une commission dont Sarkozy a pris le contre-pied en faisant à sa guise, dans le ton de son annonce du 8 janvier dernier. Une commission « de cocus » comme le dit Christophe Barbier sur LCI. Le vent de désapprobation va jusqu’au gouvernement, à l’image d’un Jean-Pierre Jouyet qui craint un retour à l’ère de l’ORTF : « Il y a un parfum Ve République du début qu’il faudrait peut-être mieux éviter ». Une comparaison implicite avec le ministre de l’information de de Gaulle, Alain peyrefitte. Pour se poser en victime, lors de son annonce à l’Elysée, le Président de la République s'est même inventé un procès qui lui serait fait de vouloir privatiser France Télévisions, ce qui est la dernière chose que souhaite TF1 et donc ne saurait être le fait d'un ami de Martin Bouygues. Les journalistes comme l’opposition, sont lucides sur ce point. Entre privatisation et assèchement des ressources allié à une concentration des pouvoirs, Sarkozy mise apparemment sur la seconde option.

Crédit Photo : Reuters - Pool pour Le Monde

Un petit air d'ORTF
LEMONDE.FR | 26.06.08
© Le Monde.fr
par Akli LE COQ publié dans : La droite
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Lundi 21 avril 2008
Alain Juppé, premier-ministre impopulaire, député girondin battu, ministre UMP viré, est toujours maire de Bordeaux. Et confortablement élu. Le désordre qui règne à l'UMP, que Chirac lui avait demandé de créer en 2002, la rivalité Fillon-Sarkozy, la cacophonie gouvernementale sur les dossiers et la disparition du leadership à droite autorise tous les espoirs de retour. Après la tentation de Venise (ou plutôt du Québec), la tentation de Paris.

"Le meilleur d'entre nous" peut-il devenir le meilleur candidat pour eux, les élus et cadres d'une UMP défaite, impopulaire et en quête de repère ? Ce serait une mauvaise nouvelle pour le lien entre le politique et le citoyen, vu la réputation d'intello hautain qui lui colle à la peau. Ce serait une mauvaise nouvelle pour la cohésion sociale, le progressisme politique et la régulation de l'économie de marché par l'Etat et les acteurs sociaux, vu le sens de la négociation, le conservatisme politique et le libéralisme économique du candidat.  Mais à côté du bling-bling, de la com' et des effets d'annonce quotidiens, ce serait assurément une bonne nouvelle pour la fonction présidentielle. En gros, s'il était élu, Alain Juppé serait un mauvais président, mais au moins un président.

par Akli LE COQ publié dans : La droite
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Jeudi 6 mars 2008
Du chiffre, du chiffre, et encore du chiffre...La politique gouvernementale est loin des principes, avec pour objectif un maximum d'expulsions. Cela passe par enfermer des gens pour les empêcher de régulariser leur situation, bref pour qu'ils demeurent expulsables...
Comment exercer un droit tout en étant enfermé dans un centre de rétention ? Un exemple malheureusement banalisé de l'hypocrisie républicaine à la française...


COMMUNIQUE DE LA FEDERATION PS DU VAL D'OISE

Le Ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale Brice HORTEFEUX s'est récemment félicité de la baisse du nombre de réfugiés admis sur le territoire français, 92% des demandes d’asile étant actuellement refusées. En mars 2007, un demandeur d'asile sri lankais expulsé en 2006 a été tué dans sa maison, devant ses enfants. Dans le contexte de cette politique injuste et dangereuse, et dans la continuité des interventions du député-maire de Sarcelles François PUPPONI et du conseiller général Gérard SEBAOUN, la fédération socialiste du Val d’Oise et ses élus apportent leur soutien à M. Luckner FLEURY ainsi qu’aux autres personnes menacées par ces expulsions.

M. Luckner FLEURY, ressortissant haïtien (N° ETR 75 03 06 58 33), est retenu au centre de rétention de Vincennes depuis le 15 février et se trouve sous la menace d'une reconduite dans son pays à la suite d'un APRF* notifié le même jour. Or M. FLEURY, après avoir été débouté de sa demande d'asile, a déposé une demande de titre de séjour pour raison privée et familiale le 30 octobre 2007 à la Préfecture du Val d'Oise, son épouse et son fils vivant avec lui dans ce département.

Cette demande n'ayant pas encore été instruite, il apparaît que M. LUCKNER ne peut faire l'objet d'un APRF, que le préfet de police de Paris peut encore abroger.

Afin de ne pas le priver du droit de recours qui lui est reconnu par la législation en vigueur, la fédération socialiste du Val d’Oise demande au préfet de police de Paris, de libérer M. LUCKNER sans délai et de laisser à l'Administration de son département de résidence le soin de traiter la demande de titre de séjour qu'il a déposée. 

par Akli LE COQ publié dans : La droite
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Mardi 26 février 2008

J-go.jpg«Contrairement au PS, nous ne voulons pas que des prédateurs sexuels soient dans les rues et menacent nos enfants.»
Yves Jego, porte-parole de l'UMP, à propos de la rétroactivité de la loi de rétention de sûreté.

Il a oublié de préciser que le parti socialiste, parti de gouvernement, défend aussi les propriétaires des pitbulls qui mangent des bébés, les violeurs d'enfants, les fraudeurs de la SNCF et de la RATP, les prêtres pédophiles, les propriétaires qui louent à prix d'or des taudis parisiens, la mémoire de Pinochet, les néonazis, Kim-Jong-Il ...

En période de campagne électorale, la politique française s'enlise encore dans la caricature, le populisme et la malhonneteté intelectuelle.

par Akli LE COQ publié dans : La droite
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