Après le Non irlandais au traité de Lisbonne, (qui a
ses raisons propres), et au moment où Sarkozy tente à nouveau de rentrer dans des habits de sauveur de l’Europe, les socialistes et la gauche française se rappellent à la triste réalité
européenne : la droite est majoritaire dans les trois institutions communautaires* et elle vient de le montrer en adoptant une directive inacceptable sur l’immigration, la « directive
retour ». La réaction de la Délégation socialiste française au Parlement européen.Les socialistes français se sont opposés le 18 juin 2008 au compromis négocié par le rapporteur conservateur Manfred Weber portant sur une proposition de directive relative aux normes et procédures communes européennes au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier car il est contraire aux droits de l'Homme.
La droite européenne a donné blanc-seing au Conseil prétextant une amélioration de la situation des migrants dans certains pays européens. Le texte ne comprend au final que très peu d'avancées puisque, pour chaque disposition défendue comme une avancée par le rapporteur, des dérogations et la place à l'arbitraire sont expressément prévus.
"Tous les droits conférés par ce texte, comme l’accès à l’éducation pour les mineurs ou l’accès à une aide juridictionnelle, ont un caractère "obligatoire non obligatoire" ", a déploré Martine Roure, membre de la commission parlementaire des libertés civiles, des affaires intérieures et de la justice et chargée du dossier pour le Groupe socialiste.
Il est choquant que l'UMP, le Nouveau centre et l'extrême droite aient voté contre l'amendement relatif à l'intérêt supérieur des mineurs en situation irrégulière.
"Nous espérions que les gens de cœur et les humanistes de ce Parlement européen, au-delà des partis politiques, allaient voter cet amendement", regrette Martine Roure.
La Directive permettra donc une détérioration de la durée de rétention dans l’Union européenne. "Au lieu de permettre un relèvement par le haut des politiques migratoires, la Directive donne un signal alarmant selon lequel il est acceptable d'enfermer jusqu'à 18 mois des personnes qui n'ont commis aucun crime, mais ont simplement quitté leur pays pour fuir la misère et la guerre pour un avenir meilleur", s'est inquiétée Martine Roure.
Le Groupe socialiste avait déposé dix amendements (portant sur les mineurs, sur la priorité au retour volontaire, sur l'interdiction de réadmission, sur la durée de rétention, sur les personnes gravement malades, sur l'aide juridictionnelle, e.a.) visant à établir un volet humain dans ce texte qui au final confirme l'Europe forteresse comme une réalité, mais ils n'ont pas retenu une majorité en leur faveur.
"C'est enfin un signal inquiétant pour la démocratie parlementaire européenne, puisque sur le premier texte en codécision dans le domaine de l'immigration clandestine, le Parlement européen a abandonné son pouvoir de co-législateur et abdiqué son rôle de représentant de la voix des peuples. La droite a cédé à un chantage inacceptable des Etats membres, alors même que sur les droits de l'Homme nous devons rester intransigeants" a conclu la députée socialiste.
Il n'est pas concevable que les socialistes français acceptent une directive qui deviendrait un prétexte à une dérive sécuritaire de la législation française en la matière, excès dont on sait fort bien que Nicolas Sarkozy est coutumier.
La Délégation socialiste française au Parlement européen
Crédit photo : Sipa
* Le Parlement européen, élu lors des élections européennes, est dominée par la droite (PPE) suite aux élections de 2004. Le Conseil des ministres européens (issus des gouvernements au pouvoir dans chaque Etat membre) est composé de 21 membres conservateurs sur 27. La Commission européenne est le reflet de la domination de droite au Parlement, avec un conservateur portugais à sa tête, José Manuel Durao Barroso.
Lire également l’appel du président de la République de Bolivie aux parlementaires européens pour rejeter la directive, daté du 11 juin 2008

Vu le nombre de réactions et l'étendue de la polémique suscités par le
jugement du TGI de Lille, je livre ici mon petit coup de gueule. En tant que juriste et membre d'un parti politique, je ne suis pas resté indifférent à cette histoire. Quelle est-elle ? C'est un
mari, de confession musulmane, qui demande aux juges d'annuler un mariage au motif que sa femme n'était pas vierge. Les juges lui donnent raison. C'est ensuite un déferlement de réactions
politiques nous rappelant le caractère laïc et institutionnel du mariage, qui ne doit pas être soustrait à des critères religieux. Tout cela est vrai même si j'ai trouvé très théâtrales les grandes
déclarations des spécialistes de l'indignation jouant sur le spectre du barbu qui menacerait la République.



J'en
suis ravi. Obama est loin d'être un prolétaire de Brooklyn mais le côté "bourgeoise WASP du passé" de Clinton ne m'enchante pas. Il n'y a qu'à regarder la structure du financement de la campagne de
chacun des deux compétiteurs pour comprendre qu'Obama bénéficie d'un soutien bien plus massif et populaire qu' Hillary Clinton, dont les contributeurs sont nettement moins
nombreux mais richissimes.

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