Désolé à ceux qui viennent régulièrement me lire, je me consacre à mon mémoire de master 2 et n'ai pas eu beaucoup de temps pour me consacrer à ce blog.
Je veux simplement rappeler au plus grand nombre possible qu'entre l'anniversaire de l'armistice de la seconde guerre mondiale hier et la commémoration de l'abolition de l'esclavage de demain, il y
avait aujourd'hui une fête qui concernait 400 millions de personnes à travers l'Union européenne : L'anniversaire de la déclaration Schuman, fondatrice de l'Europe, le 9 mai 1950.
Beaucoup a été accompli mais aujourd'hui on constate que l'Europe a besoin d'un second souffle, après que la construction européenne ait été sérieusement freinée en 2005, avec l'alliance des
fédéralistes qui voulaient plus d'europe et des souverainistes qui n'en voulaient pas du tout.
On reconstruit les morceaux. Mais le contexte est bien différent puisque la droite est encore plus majoritaire aujourd'hui en Europe qu'elle ne l'était hier et que la France est totalement
discréditée par les frasques du petit Nicolas, désinvolte et arrogant.
Il faut pourtant bien que l'Europe puisse prendre des décisions rapidement et plus uniquement grâce au boulot de la Commission. La majorité qualifiée dans plus de domaines, l'extension de la
codécision, un vrai budget européen, la fin de la présidence tournante, plus de compétences au parlement européen ; il y a une vrai urgence en matière institutionnelle, au delà des clivages
politiques. Rien ne nous oblige à devenir des ultralibéraux comme ceux à laquelle le projet européen tout entier est malheureusement assimilé. Ce n'est pas parce que l'on se met d'accord sur un
certain nombre de règles du jeu que l'on a changé d'équipe.
Le combat politique, celui devant lequel les socialistes français et les sociaux démocrates de toute l'Union ne se défileront pas pour porter les valeurs de gauche, c'est celui des élections
européennes de 2009. N'oublions pas que 80% des lois sont faites au niveau de l'Union européenne et que nos députés ne font que les transposer (parfois mal, souvent en retard d'ailleurs).
Soyons donc au rendez-vous. En attendant, vive l'Europe !
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